Depuis le début de la crise du covid-19, Optimiser une chambre pour la colocation devient essentiel. Les colocataires paraissent plus exigeants lors du choix de leur nouvelle colocation. L ‘arrivée sur le marche de logements Airbnb destines a la location courte durée et généralement de très bonne qualité pousse les bailleurs a repenser et rénover leurs biens pour l’après covid.

Je pense entre autres que le fait d’optimiser une chambre pour la colocation va permettre non seulement de conserver ses locataires plus longtemps, mais aussi de les trouver plus vite.

Il y a des visites mais ça n’aboutit pas alors que les locataires potentiels semblent intéressés. Il y a comme une forme de peur de s’engager et comme le nombre de chambres disponibles est plus important alors l’offre dépasse la demande et le pouvoir est dans les mains du colocataire.

Ceux qui ont pu quitter leur logement avant le confinement ne sont pas…retournés dans leurs colocations et les nouveaux colocataires potentiels recherchent des logements qui leur permettraient de pouvoir tenir un siège si un nouveau confinement était proclamé.

La plupart des chambres sur valencia sont petites, mal isolées du bruit , peu conviviales et ne sont pas faites pour y séjourner mais pour y dormir simplement.

La chambre en colocation doit être à la base un lieu intime qui permette de s’isoler un minimum. Avec les contraintes de distanciation sociale, la colocation doit être repensée afin de donner à l’espace privé un rôle encore plus accru et optimiser le temps passé dans les espaces partagés. 

Quels sont les améliorations nécessaires à mettre en place par type d’espace ?

La chambre:

Si une personne doit être confinée en colocation elle devra rester dans sa chambre et pouvoir y vivre en autarcie en limitant autant que possible les interactions avec les autres colocataires. Cela n’est possible que si :

Je pense la chambre comme un studio et elle comprend au minimum:

  1. un lit double ou un lit convertible si la chambre fait juste 9 m2
  2. un bureau
  3. une douche et lavabo indépendants en suite ( c’est à dire intégrés à la chambre)
  4. un coin kitchenette ( au minimum le lavabo sert d’évier et on rajoute un micro-ondes et un mini frigo) 
  5. Une clim ( en Espagne c’est obligatoire vu les chaleurs estivales. Et nous nous dirigeons vers des périodes de plus en plus chaudes.) 

C’est le cas notamment des colocations modernes développées par des Co-living comme ceux de Urban Campus à Madrid par exemple.

Cela porte la chambre a environ 12 m2 et a salle d’eau à 2 m2 soit une chambre privée d’environ 14 m2.

Dans la colocation dont je vais lancer les travaux prochainement j’ai conçu chaque chambre dans cet esprit. 

La salle à manger 

La salle à manger et le salon sont des espaces communs et partagés. si les chambres sont trop petites pour y installer un bureau il est nécessaire de convertir ces espaces communs en espaces de co-working. Par exemple la grande table où tous se réunissent pour déjeuner ou dîner ensemble doit se convertir en petites tables indépendantes séparées l’une de l’autre d’au moins 2 m. Ces Tables doivent pouvoir être réunies en une seule pour reprendre l’usage de la grande table de ferme conviviale ( je pense aux vendanges où nous déjeunions sur une immense tablée d’au moins 20 personnes… 🙂) 

 

Les Toilettes

Je ne suis pas très chaud pour intégrer les toilettes dans les salles d’eau. Pour une question d’hygiène justement. Biensûr cela est plus rentable en terme d’optimisation d’espace car on réduit le linéaire de cloisons et le nombre de portes mais cela libère l’accès aux espaces privés pour les visiteurs externes et évite ainsi de pénétrer dans les espaces prives ( les invites ou amis des autres colocataires).

Un espace bureau isolé

j’aurai la possibilité de faire une 3 ième chambre d’environ 9 m2 mais je décide d’agrandir les autres chambres et de transformer cet espace en bureau partagé de 7 m2 environ avec 3 espaces bureaux distants de plus de 2 m entre eux. Le télétravail  s’est fortement développé et continuera à l´être et je pense que garantir un espace bien isolé phoniquement pour travailler à distance est une plus-value réelle que n’offriront pas les autres colocations en ces temps de crise.

Évolution possible de la réglementation

En Espagne la loi qui régit la colocation est celle du code Civil et non pas la loi des locations urbaines. ( arrendamientos urbanos). Cela signifie que les contrats de baux peuvent se faire simplement sur les accords des deux parties. Durée, prix, conditions sont privées. 

En revanche, les contrats de location sur du non meublé en location classique se basent sur la loi des arrendamientos

En France c’est la loi Élan qui régit les baux en colocation et je me base sur cette loi plus contraignante pour établir les plans de chambres. 

La surface minimale prescrite pour établir des baux individuels était de 14 m2 avec un point d’eau et elle est repassée à 9 m2 

extrait  loi Elan

« Chaque colocataire doit disposer d’une surface au moins égale à 9 m2 et d’un volume au moins égal à 20 m3 (pièces communes non prises en compte). »

Avec le Covid cette surface pourrait à nouveau être prescrite à 14 m2 pour permettre de vivre plus longtemps dans sa chambre en cas de re-confinement temporaire. 

En Espagne, cela pourrait aussi arriver que le gouvernement légifère d’une façon plus contraignante dans le futur. 

Je prévoit donc des chambres dans un esprit de studio de 12 m2 et de 2 m2 de salle d’eau attenante, (14 m2 au total) car une fois les travaux réalisés on ne revient pas en arrière !